Définir l'IA très simplement


Nous abordons régulièrement la question de l'intelligence artificielle dans ces colonnes, spécifiquement dans le cadre de notre métier de professionnels de la sécurité. Il nous est apparu important d'en donner une définition simple tout en précisant ses diverses applications, car on peut déterminer 3 formes d'intelligences artificielles.

 

Prémices

 

D’après Marvin Lee Minsky, un scientifique américain et expert de l’IA, la technologique se définit à partir des années 1960 comme « la construction de programmes informatiques qui s’adonnent à des tâches étant, pour l’instant, accomplies de façon plus satisfaisante par des êtres humains car elles demandent des processus mentaux de haut niveau tels que : l’apprentissage perceptuel, l’organisation de la mémoire et le raisonnement critique ». Depuis ces premiers travaux théoriques, on a notamment vu émerger trois types d’IA : 

 

L’IA distribuée

 

Elle fait appel à plusieurs agents ou petits logiciels qui ont chacun une expertise et une tâche précise mais qui coopèrent entre eux, comme dans une fourmilière, pour résoudre un problème. Ainsi, les données brutes sont traitées afin de les convertir en informations. Cette forme d’IA trouve une application dans la coordination des véhicules autonomes qui doivent faire face à un trafic routier pas toujours rationnel.

 

L’IA faible

 

Cette intelligence artificielle couvre toutes les applications actuelles car elle revient à simplement reproduire un comportement ou une tâche. L’ordinateur ne comprend pas ce qu’il fait et même s’il est capable d’apprendre de manière plus ou moins autonome, cela reste dans un cadre précis. On la retrouve dans les jeux vidéo, les assistants personnels comme  Alexa d’Amazon ou Siri d’Apple mais aussi dans les logiciels de traduction ou les applications de géolocalisation type Waze. Cette technologie dépasse uniquement les capacités de l’humain par sa vitesse d’exécution et sa facilité à naviguer dans des millions de data.

 

L’IA forte


L’« Artificial General Intelligence » alimente toutes les craintes de voir l’homme dépassé par les robots. C’est la principale source d’inspiration des œuvres de science-fiction. Encore très théorique, l’IA forte pourrait analyser des données, prévoir et résoudre des problèmes complexes mais elle serait surtout capable d’apprendre en lisant et d’établir ses propres jugements. Une cinquantaine de grandes entreprises travaillent à créer cette IA. En attendant cette ultime étape, « l’intelligence artificielle concrète est sortie de la phase d’expérimentation et devient une réalité dans les entreprises et se déploie dans toutes les activités, de la santé au e-commerce en passant par la mobilité », assurent Julie Ranty et Maxime Baffert, les directeurs de VivaTech.

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