La sécurité autour de la coupe du monde féminine


Depuis vendredi 7 juin, la huitième édition de la Coupe du monde féminine de la FIFA 2019 se joue en France. 24 équipes de football féminin font partie de la compétition dans neuf villes : Grenoble, Le Havre, Lyon, Montpellier, Nice, Paris, Reims, Rennes, et Valenciennes. Pour que la fête soit belle et non émaillée d’incidents, les instances du football international ont travaillé d’arrache-pied pour assurer la sécurité de tous les acteurs de l’événement : du public aux joueuses en passant par les personnes oeuvrant à l’organisation. 

 

Les moyens mis en oeuvre 

 

Le Comité d’organisation local (Loc 2019) a mis en place une coordination du travail avec l'appui de 147 collaborateurs et des 2 500 bénévoles (230 à 300 par site) recrutés et formés pour exercer plus de 40 missions dans quinze secteurs différents. Cette émanation de la Fédération Française de Football (FFF) est dotée d’un budget de 65 millions d’euros. Afin de finaliser les plans des stades de la compétition, le Comité d’organisation local (Loc 2019) et la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) ont effectué leurs derniers repérages de sécurité en avril dernier. Appelés « Access Control Tour », dans le jargon FIFA, ceux-ci portent sur la vérification des flux de spectateurs pour les différents publics et sur la sécurisation des espaces.

 

Revue des actions menées

 

Le 5 avril à 11 heures tapantes, l’alarme incendie a retenti au Parc des Princes à Paris. Simple exercice d’évacuation afin de tester le système de lutte contre l’incendie. Armés de bloc-notes pour les uns, mètre-ruban pour les autres, les 30 experts du Loc 2019 sont à l ‘oeuvre. C’est donc ici qu’a débuté l’Access Control Tour, véritable repérage des accès et des chemins qu’emprunteront les personnes présentes en jour de match. Grand public, joueuses, arbitres, volontaires, médias, prestataires, invités, tout un petit monde se partage les enceintes selon des espaces dédiés. La mission est simple : il faut s’assurer que zones et chemins d’accès soient parfaitement délimités et identifiés grâce à une signalétique bien visible. Sans oublier les positions des futurs agents de sécurité. Les tests se poursuivent… Après avoir traversé le Parc dans la peau d’un détenteur de billet, les organisateurs s’attaquent aux trajets empruntés par les médias, puis ceux des joueuses et de leur staff. « Dépose à la descente de leurs autocars, arrivée au stade, accès à la pelouse via le tunnel pour l’échauffement, ou encore parcours vers la zone mixte au coup de sifflet final… rien n’est laissé au hasard », explique Orso Porta, responsable des accès et de l’accueil au sein du Loc 2019 qui mène la visite, accompagné des différents responsables de projets. À la mi-journée, cinq services doivent encore s’assurer que les parcours tracés ne présentent aucune faille. Il en va de la sécurité de tous et de la bonne réussite de l’événement. « Il faut vérifier chaque accès. Depuis l’extérieur jusqu’aux portes du stade. Puis une fois à l’intérieur, nous devons nous assurer que chacun gagne sa tribune sans aucun problème, résume Orso Porta. Par exemple, on pourrait penser à une rencontre avec un membre du staff des équipes, le cuisinier qui apporte un plateau repas ou même une personnalité publique qui se perd et se retrouverait en tribune supporter. À Paris, on doit aussi prendre en compte un élément important : le coup d’envoi du Mondial. Cette journée sera particulière, nous redoublons de vigilance. » Après Paris, les différents services ont entrepris une tournée des huit autres stades de la compétition.

 

Un ensemble de mesures dans la discrétion la plus totale 

 

En termes de sûreté et de sécurité, l’Euro 2016 constituait un modèle à suivre pour la Coupe du monde féminine de la FIFA 2019. Le contexte n’a pas changé depuis le 13 novembre 2015 et le match France-Allemagne au Stade de France avec les les attentats terroristes aux abords de l'enceinte. Bien entendu, la prise de conscience du risque d'attaque est dans toutes les têtes. A la différence de l’Euro 2016, il n’y a pas de fan-zone dans les villes hôtes. En effet, cet espace avait donné lieu à de multiples tracas aux municipalités en matière de sécurisation. En revanche, il y a des « villages d’animation », comme dans le quartier des Halles à Paris ou place de la Comédie à Montpellier. Il s’agit de lieux ouverts avec des barrières pour gérer les flux et sécuriser les personnes.

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