La sécurité au menu des campagnes électorales?

Les élections municipales approchant à grands pas, la question est de savoir si la sécurité est une des questions majeures de la campagne électorale.

 

Un nouveau dynamisme local pour la sécurité?

 

Sont évoqués pour 2020 la préparation d’un Livre blanc sur la sécurité intérieure et la concrétisation des préconisations issues des rapports Fauvergue-Thourot et Fauvergue-Naegelen qui évoquaient la création d’une école nationale de police municipale et l’accroissement de l’accès des agents aux fichiers de police.  

 

D’autre part, la promulgation de la loi Engagement et proximité signe par ailleurs une nouvelle étape dans le renforcement des pouvoirs de police du maire, notamment en matière de  protection du domaine public, réclamés au lendemain de la mort du maire de Signes, Jean-Mathieu Michel, renversé l’été dernier par une camionnette.

 

Par ailleurs, la lutte contre le terrorisme et tout particulièrement la prévention de la radicalisation, qui sollicite directement les maires au nom de la « société de vigilance ». Une commission d’enquête doit actualiser l’état des connaissances sur ce phénomène très mouvant et formuler des propositions en faveur de l’échelon local.

 

Enfin, la stratégie nationale de la prévention de la délinquance, attendue depuis 2017, devrait être présentée dans les prochaines semaines. Elle devrait prioriser la prise en charge des mineurs et apporter de la clarté sur une gouvernance locale du sujet. Elle reprendra également les nouvelles orientations publiques concernant la violence à l’école ou les violences faites aux femmes.

 

La reconnaissance faciale expérimentée en temps réel sur des images de vidéosurveillance

 

La reconnaissance faciale demandée par certains élus continuent de faire débat mais dans un entretien au Parisien, paru le 24 décembre, le secrétaire d’Etat au Numérique, Cédric O prend position et exprime le souhait de lancer une expérimentation en temps réel sur des images de vidéosurveillance. Cette phase devrait durer de six mois à un an, « sous la supervision de la société civile et de chercheurs », précise-t-il, admettant au passage que le dispositif comporte « de toute évidence des avantages, et des opportunités, mais aussi un certain nombre de risques pour les libertés publiques ».

 


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