Le salon de la sécurité s'ouvre dans un contexte de croissance

"Fort du succès des années précédentes, APS s'apprête à vivre en 2017 l'édition de tous les records : surface en croissance, nombre d'exposants en hausse, offre élargie, participation des entreprises internationales en augmentation", annonce l'organisateur, Reed Expositions. Cette croissance s'inscrit dans celle, globale, du marché de la sécurité qui a progressé de 4% en 2016. 

 

Jean-François Sol Dourdin, le directeur du salon, fait le point sur l’actualité du secteur et les nouveautés du salon qui se tiendra du 26 au 29 septembre : 

 

Le constat 

 

Au niveau le plus professionnel, c'est-à-dire la résolution de problématiques de sécurité lourdes, au moins trois facteurs expliquent la bonne santé du marché de la sécurité : d'abord, l'avancée technologique et notamment digitale, qui impacte à la fois la nature des risques et les solutions proposées. Car aujourd'hui, la sécurité c'est aussi la capacité à intégrer et analyser une quantité de données de plus en plus grande. Ensuite, l'opinion a évolué vers plus d'acceptabilité de l'approche sécuritaire, par rapport à une hostilité historique. Cette évolution est liée bien sûr aux évènements, notamment terroristes. Enfin, le rapprochement et la coopération entre sécurité privée et sécurité publique, tendance de fond, traduit une convergence des univers, des moyens et des problématiques. D'ailleurs, cette année, le salon APS a des partenaires inédits comme le Conseil des industries de confiance et de sécurité, qui intègre des entreprises de défense et de sécurité, mais aussi la Gendarmerie nationale dont l'ambition est de sensibiliser les professionnels à certains types de risques comme la radicalisation dans l'entreprise.

 

L’impact sur les entreprises 

 

De plus en plus d'acteurs deviennent des intégrateurs et proposent des solutions globales de sécurité. Les "smart cities" sont l'exemple d'une approche globale de gestion d'une ville, dont la sécurité est une composante. On se trouve donc dans une logique d'intégration, de regroupement, de connexion des systèmes qui va changer la nature et la taille des contrats, plus importants en termes de CA. La sécurité brassant de plus en plus de données, les entreprises s'attendent à ce qu'elle soit hyper-réactive voire dans l'anticipation, ce qui suppose une organisation nouvelle : il faut pouvoir collecter de la donnée partout, la rassembler et la traiter puis mettre en place des actions. C'est tout un maillage qui doit se mettre en place. 

 

Ce que les entreprises doivent mettre en place 

 

L'entreprise doit se mettre à niveau en termes de culture digitale. Il n'y a pas de sécurité si l'ensemble des collaborateurs, y compris les directeurs sécurité, n'y contribuent pas. Il faut donc développer la formation et la sensibilisation en permanence. C'est d'autant plus vrai que l'usage d'un certains nombre d'outils, en travail délocalisé, représente une vulnérabilité. Les décideurs trouveront d'ailleurs de nombreuses conférences au salon APS sur les process de mise en oeuvre des solutions de sécurité.

 

Les nouveautés du salon

 

Un programme de rendez-vous d'affaires est mis en place cette année, pour permettre la mise en relation à valeur ajoutée entre visiteurs et exposants. Le programme des conférences grossit, nous avons constaté une appétence sur certains sujets et notamment la question du risque terroriste pour les entreprises lambda : comment l'intégrer à la vie quotidienne de l'entreprise et à tous ses process, par exemple comment recevoir ses consommateurs sans que les contrôles de sécurité ne deviennent rédhibitoires, comment aborder les risques cyber pour les néophytes... 6500 visiteurs sont attendus, dont 2000 devraient assister aux conférences. 

 


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