Quand la vidéosurveillance inspire les artistes

En Chine, les caméras de vidéosurveillance fourmillent : à chaque coin de rue, dans les magasins, les ascenseurs, les transports et même les salles de classe. Cent-soixante-dix millions de caméras installées à travers tout le pays scrutent la population en permanence. Une situation qui a inspiré l'artiste plasticien Xu Bing. Il vient de réaliser Dragonfly eyes, un film composé uniquement à partir d'images de vidéosurveillance.

 

Xu Bing voit son travail, une fiction d'1h20 qui relate une histoire d'amour, comme une « oeuvre hors catégorie » de 7000 heures de rush d'images de vidéosurveillance. Ce « reflet de la Chine contemporaine » ou cette « miniaturisation de la société mondiale » montre le rapport entre les hommes et les caméras. En évitant un regard critique, l'artiste va chercher à questionner et se placer en tant que témoin d'une société à un instant T. 

 

Laissons la place à ces quelques minutes d'un reportage signé Arte avant de pouvoir découvrir l'oeuvre dans son intégralité.

 

 


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