Les municipalités tentées par le drone de vidéosurveillance


De plus en plus de municipalités optent pour des caméras de vidéosurveillance volantes. Predetec donne quelques clés de compréhension et de fonctionnement avant de lancer le débat.

 

Performant mais peu autonomes

 

 

Faire voler des drones pour surveiller des quartiers (« difficiles », pour la plupart) n’est pas une idée nouvelle. En avril, Istres (Bouches-du-Rhône) a équipé la police municipale de drone de vidéosurveillance. Le maire d’Istres n’ignore pas les difficultés pratiques autant que juridiques qu’ils vont devoir surmonter. D’abord, si faire voler des drones peut a priori permettre de réaliser une surveillance efficace (les modèles grand public les plus réçents sont dotés de zooms performants), leur discrétion peut laisser à désirer. De plus, leur autonomie en vol dépasse difficilement les vingt minutes.

 

Juridiquement complexe

 

La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) précise que faire évoluer des engins pilotés à distance est une activité extrêmement encadrée. « D’un point de vue sécurité aérienne, la réglementation en vigueur exclut tout survol de tierces personnes par drones. Par ailleurs, leur usage en agglomération est strictement encadré et contraint par la définition d’un périmètre de sécurité au sol visant à limiter les risques de blessure en cas de chute. Dès lors, l’utilisation d’un drone est difficilement compatible avec une activité permanente de surveillance des populations en milieu urbain », indique la DGAC.

 

Globalement peu efficaces et lourd à mettre en place

 

Entre l’autorisation de la préfecture, l’interdiction du vol hors vue, le brevet professionnel de télépilote et le floutage des images de propriétés privées, envisager une surveillance efficace et réactive de zones urbaines tient de la mission impossible.

 

 

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