Les caméras de vidéosurveillance sont-elles dissuasives?

Les caméras de vidéosurveillance sont-elles dissuasives? Peuvent-elles faire réfléchir et provoquer un renoncement au moment de passer à l'acte? Relevons 3 points de vue d'experts pour jauger de leur efficacité.

 

1) Selon le cabinet de conseil Planète Publique qui, au cours de l'année 2013, menait une étude sur l'évaluation de la vidéosurveillance pour la Ville de Grenoble (Planète Publique cherchait à établir un diagnostic sur 3 sites : Jardin de Ville, Léo Lagrange, et Village Olympique) :

 

Le dispositif [«...a eu des effets positifs mesurable dans deux quartiers sur les trois. Au Village Olympique en particulier, où la dissuasion parait fonctionner, dans un quartier couvert par les caméras, bien circonscrit, où les problématiques concernant principalement des dégradations et des perturbateurs...»]

 

2) Selon une étude issu d'un rapport gouvernemental sur la délinquance portant sur l'année 2009, (statistiques sur une période allant de 2000 à 2008), il en ressort les éléments suivant : 

 

[«...L'analyse des statistiques de la délinquance montre un impact significatif de la vidéoprotection en matière de prévention puisque le nombre de faits constatés baisse plus rapidement dans les villes équipées que dans celles où aucun dispositif n'est installé. Les crimes et délits y chutent même deux fois plus vite qu'ailleurs...»]

 

[«...L'impact le plus significatif concerne les agressions contre les personnes où la progression a été mieux contenue dans les villes équipées de vidéoprotection...»]

 

3) Le Centre de supervision urbain (CSU) qui se met en place à l'échelle de la Métropole va prendre en charge les caméras de vidéosurveillance installées à Saint-Herblain depuis 2000. Installées « pour lutter contre les dégradions de bâtiment et pour rassurer les assurances », les caméras de vidéosurveillance sont également « un outil de lutte contre la délinquance, qu'il faut utiliser au même titre que d'autres dispositifs », explique Dominique Tallédec, adjoint à la tranquillité publique et à la prévention des risques. Avec 22 caméras, le centre de supervision urbain et ses quinze agents observent, 24h/24, les images filmées. Grâce à la vidéosurveillance, 303 faits ont été repérées en 2016. Parmi eux, des vols, des dégradations, des agressions, des rodéos ou encore des rixes. « Les caméras peuvent avoir un effet de dissuasion, mais aussi d'identification », indique l'élu. 

 

 

 

 

 


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